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 Chercheurs de trésors : fouilleurs ou pilleurs ?

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Pecorette
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MessageSujet: Chercheurs de trésors : fouilleurs ou pilleurs ?   Mer 1 Aoû 2012 - 11:02

a lire ici :
http://www.lepoint.fr/societe/chercheurs-de-tresors-fouilleurs-ou-pilleurs-01-08-2012-1491727_23.php

Le Point.fr - Publié le 01/08/2012 à 09:37 - Modifié le 01/08/2012 à 10:06

L'engouement pour les détecteurs de métaux est sans précédent. Un loisir qui n'est pas au goût des archéologues.

Chercher des trésors : hobby ou délit ? De plus en plus de prospecteurs du dimanche s'adonnent à la quête de la pépite. Armés de patience, et surtout de leur détecteur de métaux, ils fouillent la terre à la recherche de "trouvailles". Un sympathique passe-temps ? Pas du goût de tous.
Pour l'association Happah (Halte au pillage du patrimoine archéologique et historique), qui rassemble archéologues bénévoles et professionnels, élus et juristes, la multiplication du nombre de chercheurs a fait du phénomène un "fléau", et même une "catastrophe" depuis les années 2000. Conçus à l'origine comme des outils militaires pour déminer les terrains, les détecteurs se sont tellement perfectionnés qu'ils permettent désormais de discriminer les métaux. Fer, bronze, argent ou or, il suffit de demander !
Deux lectures pour une même loi
À en croire l'Happah, les utilisateurs de ces machines sont soit des "pilleurs" - s'ils recherchent des objets archéologiques -, soit des "voleurs" - s'ils recherchent des effets personnels perdus, sur une plage, par exemple. "On interdit les associations de braconniers d'animaux sauvages, mais pas celles de braconniers de patrimoine", s'emporte Grégory Compagnon, secrétaire de l'association. En France, une loi votée en 1989 encadre la discipline : l'utilisation de détecteurs de métaux sur un site archéologique nécessite une "autorisation préfectorale".
Et c'est justement sur ça que se fonde la bataille ouverte que se livrent pro et anti-prospecteurs. Car la loi ne définit pas explicitement ce qu'est un "site archéologique". Pour les anti, "la convention de Malte définit un objet archéologique comme étant un objet qui appartient au passé". Et Grégory Compagnon de préciser que "le passé... commence hier". Tout le territoire étant potentiellement truffé de "trésors", seuls les professionnels dûment agrémentés devraient être autorisés à prospecter.
Un argument qui ne tient pas debout pour Le Fouilleur, le leader du marché de détecteurs, également première association de France d'amateurs. "L'immense majorité des détecteurs de métaux ne permettent de trouver que des objets enfouis à 10 ou 20 centimètres. À cette profondeur, 80 % de ce que l'on trouve ne sont que des douilles de chasse ou de l'aluminium. Les pièces du Moyen Âge ne sont que de la quincaille, pour une extrême majorité sans aucune valeur, puisqu'il s'en trouve des centaines et des centaines, pas seulement en France, mais surtout dans les pays de l'Est", explique David, le fondateur du Fouilleur. Lui traduit de la loi que la détection est possible, sauf sur les sites de fouilles archéologiques, où une autorisation est effectivement nécessaire.
Difficile d'avouer
Au-delà de l'enjeu - essentiel - culturel et historique, l'aspect financier n'est évidemment pas neutre. Si, en théorie, les chercheurs de trésors n'ont pas le droit de garder leurs trouvailles, c'est bien ce qu'ils font dans les faits. Des centaines de milliers d'objets sont déterrés chaque année : si on imagine que les 10 000 à 30 000 chercheurs réguliers trouvent ne serait-ce qu'un objet par semaine, cela fait au bas mot plus de 500 000 objets trouvés chaque année. Soit plus de 10 millions d'objets au moins qui se sont envolés depuis la loi de 1989. Seuls de très rares objets sont déclarés : le "trouveur" doit alors partager son trésor avec le propriétaire du terrain, que ce soit un particulier, une collectivité ou l'État. Mais comment le prospecteur pourrait-il tout simplement avouer qu'il a trouvé quelque chose si la manière de l'obtenir est illégale ? S'il n'avait pas le droit de fouiller dans ce champ, dans cette forêt ?
Le système est certes plus incitatif du côté de l'Angleterre, par exemple, où le prospecteur peut profiter en partie du fruit de la vente de l'objet. Et si l'État, qui a un droit de préemption, ne souhaite pas l'acquérir - ou n'en a pas les moyens -, libre au fouilleur de le revendre comme il le souhaite. À charge pour lui de déclarer qu'il a fait sa trouvaille dans un lieu autorisé... au risque de perdre alors toutes les données historiques sur son trésor.
Prise de conscience
La guerre que se mènent pro et anti-chercheurs de trésors ne se fait pas à mots couverts : "À l'Happah, ils utilisent des méthodes d'autres régimes, la délation, la dénonciation." Et de revendiquer le droit de s'adonner à son passe-temps favori, couvert par la législation européenne et par l'excuse culturelle : "Le plus excitant après avoir trouvé, c'est d'identifier l'objet. Quand on découvre un double tournois de Louis XIII, on apprend dans le même temps l'histoire de l'époque."
Un alibi culturel absolument balayé par Grégory Compagnon, qui s'insurge : "En prélevant un objet sans savoir ce qu'il faut noter sur l'environnement, le lieu ou la manière dont il était positionné, la trouvaille n'en est pas une." Et de regretter que les contrevenants à la loi qui prospectent illégalement ne risquent, quand l'affaire n'est pas classée, que quelques centaines d'euros d'amende tout au plus.
L'Happah ne prône pas l'interdiction des détecteurs de métaux, arguant que certaines professions en ont un grand besoin : dans les scieries, les ouvriers les utilisent pour vérifier qu'aucun clou n'est planté dans le bois, les plombiers s'en servent pour repérer les canalisations dans les murs, les chasseurs pour trouver une balle nichée dans un animal... "99 % des acheteurs de matériel de détection ne connaissent pas la législation : il faudrait une plus large prise de conscience des chercheurs", préconise Grégory Compagnon. "Et de nouveaux loisirs aussi. Ils n'ont qu'à chercher des trésors dans leur tête, et lire Stevenson."


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Lucuts
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MessageSujet: Re: Chercheurs de trésors : fouilleurs ou pilleurs ?   Jeu 2 Aoû 2012 - 14:29

Merci de lancer ce sujet très sensible ! "fouiller" au détecteur revient obligatoirement à priver l'objet de son contexte archéologique, et donc à le rendre muet !
Les dégâts sont souvent très insignifiants… mais parfois catastrophiques, dictés uniquement par l'appât du gain !
Je participe actuellement au "nettoyage" d'une maison médiévale du début du XIIIe siècle, fait dans les règles de l'art : je n'ai pas beaucoup de volontaires pour m'aider… Serait-ce parce qu'il n'y a rien à récupérer à titre personnel ? ? ?
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Pecorette
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MessageSujet: Re: Chercheurs de trésors : fouilleurs ou pilleurs ?   Jeu 2 Aoû 2012 - 18:54

Lucuts a écrit:
Serait-ce parce qu'il n'y a rien à récupérer à titre personnel ? ? ?

Travailler gratuitement pour la beauté de l'art ? l'est ouf lui !! (lol)

Le soucis c'est qu'il faudrai qu'ils vendent une formation d'archéologue avec le détecteur...

Comment t'y prend tu pour faire ça "dans les règles de l'art" ?
tu fait de relevés ? vous etes aidés par une asso ou un archéo ?


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Lucuts
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MessageSujet: Re: Chercheurs de trésors : fouilleurs ou pilleurs ?   Jeu 2 Aoû 2012 - 19:03

On a un "comité scientifique" qui préside à l'opération.
Pour l'instant, on remet en état les sondages archéologiques réalisés il y a 20 ans, et on "nettoye" la maison des gravas, végétation etc… tout en faisant très attention !
Par exemple, au 2e étage, il y a un coffre-fort en pierre, avec son bouchon ! Mais le bouchon a été cassé, et je recherche les éclats pour le reconstituer au maximum…
Comme on doit étudier les sols, les murs, les plafonds… il faut établir un plan de fouille à long terme (10 ans peut-être)…
On sait qu'il y a au moins 3 époques de peintures murales, entre le XIVe et le XVIe selon les premières indications………
Si un jour tu daignes "monter" jusqu'à nous, je te ferai découvrir nos merveilles !
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MessageSujet: Re: Chercheurs de trésors : fouilleurs ou pilleurs ?   Dim 5 Aoû 2012 - 11:58

un autre bel exemple du mauvais usage des détecteurs!

à proscrire et réglementer plus durement, à réserver aux professionnels, le citoyen moyen ne respectant rien.....

http://www.rue89.com/2007/08/19/le-site-de-la-bataille-de-verdun-menace-par-les-pillards

Le site de la bataille de Verdun menacé par les pillards

Patrick Vallelian | L'Hebdo




Des soldats français à Verdun (DR).
(De Verdun) Il n’y a pas que les chasseurs de sangliers qui courent les forêts denses et giboyeuses de Verdun. D’autres chasseurs, moins bruyants, se glissent régulièrement entre les feuillus plantés en rangs serrés sur plus de 130 km2 : il s’agit de chasseurs de trésors. Ceux de la plus grande bataille de la Première Guerre mondiale. Là même où plusieurs millions de soldats allemands et français se sont affrontés entre février et décembre 1916.

« Vous parlez de chasseurs. Pour moi, ce sont des pilleurs » , peste François-Xavier Long, chirurgien au centre hospitalier de la ville lorraine et maire honorifique de Louvemont-Côte-du-Poivre, un village rayé de la carte aux premiers jours du combat et devenu un lieu de mémoire. « Ils prennent tout ce qu’ils trouvent » , ajoute ce quinquagénaire aux cheveux gris, en réajustant ses lunettes dorées.

Fusils rouillés, casques percés, boutons d’uniformes, balles, douilles d’obus, gourdes, objets personnels, parfois même un crâne ou un fémur, tout est bon pour leur razzia. « Les pilleurs n’ont pas besoin de chercher longtemps, d’ailleurs » , explique le médecin dont les mains fines montrent un bout de forêt de feuillus, de l’autre côté de la petite route. « Vous pouvez creuser là, à dix mètres de nous. Et vous trouverez des vestiges. »

La raison en est simple. Durant les dix mois de la bataille, des millions d’obus ont labouré le front, détruisant les maisons, ravageant les forêts, retournant la terre en profondeur, enfouissant cadavres et armements. Après la guerre, le sol a été nettoyé. Pas le sous-sol, qui est resté en l’état après que la zone a été décrétée « rouge » , c’est-à-dire ne pouvant plus être cultivée ni bâtie.

Des souvenirs de la Grande Guerre vendus sur eBay

D’où la richesse cachée de Verdun qui a attiré des fouilleurs dès les années 20, constate Frédéric Adam, archéo-anthropologue de l’Institut national français de la recherche archéologique préventive (INRAP). « Les indigents du coin récupéraient le métal pour le vendre. Des collectionneurs ou des brocanteurs y passaient aussi. Mais depuis cinq ans environ, le pillage s’est accéléré. »

La faute au regain d’intérêt pour la Grande Guerre. « On a parfois affaire à des expéditions de fouilleurs en provenance d’Allemagne, du Luxembourg, de Belgique ou de Hollande » , note Frédéric Adam. « Par dizaines, ils débarquent sur un site avec des détecteurs de métaux, des pelles et des pioches. Des magazines spécialisés leur indiquent les endroits intéressants à fouiller. »

Il y a aussi les descendants de ceux qui ont fait Verdun. « Ils ont un réel intérêt pour ce que leur grand-père ou arrière-grand-père ont vécu » , indique Antoine Rodriguez, directeur adjoint du Mémorial de Verdun. « Fouiller est une manière de comprendre. »

La faute aussi au commerce de l’objet militaire qui a pris son envol sur Internet, grâce à des sites comme eBay. « Un casque à pointe allemand peut se vendre entre 50 et 100 euros selon son état » , poursuit le scientifique basé à Metz à qui l’on doit la découverte en 1991 des ossements de l’écrivain français Alain Fournier, l’auteur du Grand Meaulnes qui avait disparu le 22 septembre 1914 près de Verdun. « La pointe est en argent. C’est très recherché. D’autres pièces valent plusieurs milliers d’euros. Tout dépend de leur rareté. C’est un marché très lucratif. » Un marché que fréquentent les Européens bien sûr, mais aussi les Canadiens et les Américains, gros acheteurs de souvenirs guerriers.

« On perd des informations sur le quotidien des poilus »

Mais quelles que soient leurs motivations, les pilleurs ont tous la même attitude ou presque une fois sur le site de fouille. Ils retournent la terre, creusent, déterrent ce qu’ils trouvent sans autre forme de procès et repartent avec tout ce qui a de la valeur, laissant derrière eux le chaos. Toute l’histoire du lieu disparaît en quelques heures.

« On perd ainsi énormément d’informations sur le quotidien des poilus, relève l’archéo-anthropologue. C’est notre patrimoine commun, notre mémoire collective qui disparaît. » Comme si chaque visiteur des pyramides de Gizeh repartait avec une pierre de Khéops, Khéphren et Mykérinos...

Il n’est pas rare non plus qu’on retrouve des os sur un chemin au matin. « Et bien sûr, les plaques d’identification des soldats ont disparu » , continue Frédéric Adam. Parfois les ossements sont jetés dans des bennes à ordure de Verdun.

« Ces gens oublient qu’ils se trouvent dans un énorme cimetière, s’indigne Antoine Rodriguez. Ils profanent les sépultures de plus de 150000 portés disparus. En outre, ils enlèvent à leurs descendants le dernier espoir de retrouver une trace du défunt. » Alors qu’une quinzaine de soldats sont identifiés chaque année en moyenne par les autorités et leurs ossements et effets personnels rendus à leur famille.

La gendarmerie dépassée par les pillards

« C’est un manque de respect pour ces hommes qui ont sacrifié leur vie pour nous » , plaident Frédéric Adam et Antoine Rodriguez. Le problème, disent-ils encore, c’est que ce pillage n’intéresse ni les pouvoirs publics qui ferment les yeux, ni la police qui ne dispose d’aucune équipe pour traquer les chasseurs.

« Nous organisons bien des rondes. Mais c’est difficile de tout surveiller. L’endroit est énorme » , se défend le capitaine Patrice Tokarski, de la compagnie de gendarmerie de Verdun, en rappelant que les fouilles clandestines sont interdites par la loi. « Un contrevenant risque jusqu’à 1400 euros d’amende. »

Reste que les procédures sont très, très rares. La dernière date de 1996. « Normal » , glisse un habitant de la ville lorraine. « Certains gendarmes sont eux-mêmes des pilleurs... » Ce que le capitaine Tokarski dément formellement. Forcément.

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MessageSujet: Re: Chercheurs de trésors : fouilleurs ou pilleurs ?   Dim 5 Aoû 2012 - 12:05

un exemple de débats chez les détectoristes

http://www.la-detection.com/dp/message-99736-20.htm

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