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 Oriflamme de Saint-Denis

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Pecorette
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MessageSujet: Oriflamme de Saint-Denis   Mer 30 Oct 2013 - 19:54

J'ai entendu l'expression dans cette emission de radio sur l'ost du france, ce qui a donc titillé ma curiosité

l'emission

http://www.franceculture.fr/emission-les-lundis-de-l-histoire-l%E2%80%99armee-du-roi-de-france-au-moyen-age-2013-09-16





EXTRAITS de http://fr.wikipedia.org/wiki/Oriflamme_de_Saint-Denis


Au Moyen Âge, l'oriflamme de l'abbaye de Saint-Denis était l'étendard du roi de France en temps de guerre. De 1124 à la fin du Moyen Âge, elle accompagna les armées au combat. C'est derrière cet étendard que combattirent les troupes communales à Bouvines. Conservé à Saint-Denis, on ne l'en sortait que lorsque des grands dangers menaçaient le royaume.

Selon Hervé Pinoteau[1], l'oriflamme fut créé par l'abbé Suger de Saint-Denis et fut rapidement associé au souvenir de Charlemagne alors que l'abbaye de Saint-Denis participait à la glorification de l'empereur en l'annexant par différents moyens.

Le nom d'oriflamme fut attribué à l'étendard de Saint-Denis quelques dizaines d'années après sa création.

Apparition de l'oriflamme[modifier | modifier le code]
Oriflamme de Saint-DenisEn juillet 1124, l'empereur Henri V décida de faire la guerre au roi de France Louis VI. Celui-ci fut obligé de lever une armée en hâte et convoqua les grands féodaux du royaume, qui tous envoyèrent des contingents[Note 1]. Rassemblée à Reims l'armée française était si impressionnante qu'à la mi-août les troupes germaniques rebroussèrent chemin.

Or, d'après Suger, c'est à ce moment que Louis VI apprit que « saint Denis est le patron spécial et, après Dieu, le protecteur sans pareil du royaume ». Il se rendit donc à l'abbaye et prit sur l'autel de l'abbaye l'étendard (vexillium), « appartenant au comté de Vexin, au titre duquel il se trouve feudataire de l'église ; il le prend conformément à son vœu comme de la main de son seigneur », puis partit vers le rassemblement de l'armée[2]. La prise d'un nouvel étendard était rendu nécessaire par le fait que le 20 août 1119, Louis VI avait perdu son cheval et son étendard, lors de la défaite de Brémule[3].

C'est ainsi que l'étendard de Saint-Denis fit son apparition dans l'histoire. Le roi le lève en tant que comte de Vexin qu'il est depuis que le dernier comte, Simon, abandonna le comté en devenant moine en 1077 qui fut rattaché à la couronne. Or, le comte était, avoué de l'abbaye de Saint-Denis donc chargé de sa défense. Les comtes de Vexin, dont la famille était alliée à Édouard le confesseur, aux Herbertiens, aux Capétiens et aux Thibaldiens[4], s'étaient progressivement emparé de l'avouerie de l'abbaye de Saint-Denis[5].

On alla jusqu'à dire que le comte de Vexin était le vassal de l'abbaye de Saint-Denis et que si le roi n'avait point été roi, il aurait dû prêter l'hommage à l'abbaye. C'est d'ailleurs un point de droit bien connu en France, le roi est le seul qui ne doive hommage à personne[1]. Par un diplôme royal, Louis VI confirma officiellement cette version[6].

Il faut noter que la première utilisation connue de l'oriflamme précède d'un an la visite par Suger de Rome lors du concile de Latran. Suger y eut probablement l'occasion de voir la mosaïque du triclinium de Latran et de méditer les étendards de Charlemagne et Constantin, respectivement bleu et rouge[7].

Utilisation de l'oriflamme[modifier | modifier le code]D'après Eudes de Deuil, Louis VII prit l'oriflamme sur le maître-autel pour la deuxième croisade[8].
D'après Rigord, Philippe II Auguste fit de même pour la troisième croisade en 1190 [9].
D'après Guillaume le Breton, Philippe II Auguste emmena l'oriflamme lors de la bataille de Bouvines (27 juillet 1214)[10] . L'oriflamme ne doit pas être confondu avec l'étendard royal qui sert à donner des indications à l'armée pendant la bataille sur la position du souverain, ses succès ou ses déboires. Cet étendard royal ou bannière royale est le « Vexillum [...] d'azur semé de fleur de lys d'or[11]. » Ainsi, à Bouvines, l'emplacement de Philippe II était déterminé par l'étendard fleurdelisé et ce sont les légions des communes qui, accourant au secours du roi, avaient avec elle l'oriflamme de Saint-Denis[1].
À Roosebeke, le porte-oriflamme, Pierre de Villiers, déploya l'enseigne et aussitôt le soleil apparut, ce qui fut interprété comme un signe annonciateur de la victoire[12].
L'oriflamme fut arboré au combat jusqu'au désastre d'Azincourt le 25 octobre 1415 et il fut à nouveau levé en 1418 mais il ne figura plus dans aucune bataille. L'oriflamme fut plus d'une fois lacéré, détruit, perdu et on refaisait un nouvel exemplaire[13].
Pendant l'occupation anglaise de l'abbaye, de 1420 à 1436, l'oriflamme disparut[Note 2].
Louis XI le leva une dernière fois en 1465, lors de la Ligue du bien public, sans cependant l'utiliser.
Par la suite, attachée à l'autel des saints martyrs qui était le plus oriental dans le chœur de l'église de Saint-Denis, la lance ornée d'une étoffe défraîchie tomba en ruine au XVIIe siècle.
Au début du XVIIIe siècle, la lance était placée en haut de la huitième des armoires contenant le trésor de Saint-Denis[14], puis elle ne fut plus mentionnée à partir de 1721[15].
Sous Louis-Philippe puis en 1913, on fabriqua de nouveaux oriflammes très différents de l'objet original[16].
Il faut noter que l'oriflamme ne fut jamais présent lors du sacre des rois de France[12].

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